Représentation du "Bourgeois gentilhomme" à la Comédie Française
Les « turqueries » sont à la mode en 1670 quand Molière écrit cette comédie pour l’une des opulentes fêtes royales. Il excelle autant dans la représentation de cet exotisme, alors au goût du jour, que dans la caricature du bourgeois rompu à l’apprentissage des bonnes manières propres aux « gens de qualité ». Ici, le plateau entier est rendu à l’esprit fantasque de cet homme qui s’exerce avec piètre adresse à la danse et à l’escrime, s’initie à la philosophie avec la curiosité d’un enfant. Premières à le brocarder, son épouse et sa servante s’opposent à son surcroît d’autorité, surtout lorsqu'il refuse de donner la main de sa fille à Cléonte parce qu’il n’est pas gentilhomme. La raillerie est à son comble grâce à la ruse du valet qui introduit chez lui l’amoureux déguisé « en grand Turc », offrant un final d’anthologie avec la scène du Mamamouchi.
Valérie Lesort et Christian Hecq se délectent allègrement de tout ce qui nourrit l’excentricité de ce Monsieur Jourdain frénétiquement attiré par les ors royaux : « il est d’une naïveté sans bornes et cette naïveté nous touche particulièrement, confient-ils. Comme beaucoup d’artistes, nous travaillons avec l’enfance et Molière fait de son Bourgeois un enfant qui “veut jouer à”. [...] Les rêves d’enfant sont les plus puissants parce qu’ils ne sont pas encore abîmés par la contrainte de l’éducation, les normes imposées. Ce sont des rêves purs. » La poésie comme la folie de l’imaginaire gardées du jeune âge se retrouvent à chaque endroit de ce spectacle pour tous les publics.
Mise en scène : Valérie Lesort et Christian Hecq
Le Club théâtre est heureux de vous proposé un tarif réduit pour cette représentation.
Crédits photos : Comédie Française